Références en Archéologie

Les fouilles archéologiques permettent de révéler un important patrimoine d’objets en bois gorgés d’eau naturels (écofacts) ou travaillés (artefacts) : pieux de fondation, cuvelages de puits, contention de berges, palplanches, embarcations, tonneaux, objets domestiques …

Bateau-vivier - XVIe siècle, Musée Gadagne de Lyon (69)

L’étude archéodendrométrique de cette embarcation, à forte valeur patrimoniale pour la navigation fluviale, a permis de révéler qu’elle était initialement taillée dans un seul fût de chêne (monoxyle), avant de subir diverses modifications internes et de multiples réparations d’usage.

Collaboration : Institut National de la Recherche Archéologique et Préventive (INRAP), Atelier Régional de Conservation Nucléart (ARC-Nucléart).

Conservé au Musée Gadagne de Lyon (69)

Cuvelages de puits (antiques, médiévaux, modernes)

Les nombreuses études réalisées sur les cuvelages de puits, s’étalant de 5100 avant J.-C. (ex. cuvelage de Osthouse montrant des traces d’herminette lithique) jusqu’à la période post-moderne, témoignent de l’histoire de la mise en œuvre des bois, de leur usage et de leur milieu d’approvisionnement.

Collaborations : Services d’état, collectivités et opérateurs en fouilles archéologiques (Antea, Archéopole, Archéodunum, Eveha, Hadès…)

Pompe hydraulique – IIe siècle après J.-C, Musée Gallo-romain de Lyon-Fourvière (69)

Extraite d’un puits de la presqu’île de Lyon en 1975, la pompe composite a fait l’objet d’une étude pluridisciplinaire qui a permis de préciser sa datation et décrire les aspects techniques de la mise en œuvre des différentes pièces de bois (chêne et résineux).

Collaboration : Musée Gallo-Romain de Lyon-Fourvière (69), Atelier Régional de Conservation Nucléart (ARC-Nucléart).

Ensemble mérovingien de tonneaux et cuves - Site portuaire de Quentovic, la Calotterie (62)

L’importance du corpus mis au jour a permis de collecter et synthétiser des données dendrologiques et technologiques essentielles pour cette période, mêlant différentes essences (chêne, sapin, peuplier, bouleau, frêne, hêtre…) d’origines forestières variées.

Collaboration : Institut National de la Recherche Archéologique et Préventive (INRAP) et Archéopole

Site portuaire de Quentovic, la Calotterie (62)

Pêcheries médiévales - Brissay-Choigny (02)

Plus de 3200 bois ont été mis au jour lors des fouilles archéologiques d’anciennes installations de pêcheries et de contentions de berges, essentiellement médiévales. L’étude a consisté à effectuer une classification des bois selon des critères typologiques, taxonomiques, dimensionnels, dendromorphologiques, dendrométriques et chronologiques.

Collaboration : Archéopole – Linselles (59)

Mobilier gallo-romain - Oppidum de Châteaumeillant (18)

Découvert dans le comblement inférieur d’un puits, une centaine de chutes de taille et d’objets travaillés en bois (socque, seaux, tranchoir, douelles, manches d’outils, fusaïole …) ont fait l’objet d’examens micrographiques, dendromorphologiques, dendrochronologiques et tracéologiques décrivant une part des réalisations artisanales locales du début du IIIe siècle après J.-C.

Collaboration : Institut de Recherche sur l’Antiquité et le Moyen Âge (UMR 5607)

Épave d’une allège, IVe / Ve siècle après J.-C. - Mandirac (11)

La caractérisation des bois de l’épave de Mandirac, datée par sa cargaison de la fin du IVe /début du Ve siècle de notre ère, repose sur un échantillonnage d’une centaine de pièces ; 8 essences différentes ont été employées à la fabrication des membrures, virures, planches de vaigrage et organes d’assemblage.

Collaboration : Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines (DRASSM) – Marseille (13).

Expérimentation / Restitution des gestes …

La formation d’étudiants offre une opportunité privilégiée de mener diverses expérimentations portant sur les techniques de débitage et façonnage des bois, de manière à restituer les gestes et pratiques employées selon les savoir-faire pré-industriels.

Collaboration : Institut National du Patrimoine (INP) – Aubervilliers (93), École Supérieure d’Art et de Design de Tours (TALM) spécialité Œuvres sculptées, Association nationale d’étude et de Recherche sur les mines anciennes et le patrimoine industriel (ERMINA)

Bassin gallo-romain / Châteaubleau (77)

Les fouilles archéologiques menées sur le sanctuaire Nord du site gallo-romain de Châteaubleau (77), ont mis au jour un bassin quadrangulaire d’une ouverture de 1,50 m x 1,50 m composé en partie de parois boisées (figure 2). Engagée, notamment en vue d’apporter des éléments de datations absolues pouvant aider à la compréhension et la chronologie du site, l’étude archéodendrométrique des bois a porté sur l’ensemble des vestiges ligneux échantillonnés sur site par l’équipe d’archéologues et confiés au laboratoire.

Au vu des coefficients de corrélations obtenus et des synchronismes visuels avérés avec des chronologies de référence de la période gallo-romaine, il est alors possible de placer avec certitude la phase d’abattage des arbres employés entre les années 123 et 125 après J.-C 

 

Quartier artisanal médiéval (Saint-Omer) - Fouilles archéologiques

Les fouilles archéologiques préventives menées en 2020 et 2021 par EVEHA, sur le site « Résidence Bon Mariage » à Saint-Omer (62), ont conduit à la mise au jour d’un important ensemble de bois gorgés d’eau datant du second Moyen-Âge à l’époque moderne. Sur la quarantaine de structures recensées, une trentaine d’entre elles ont livré des artefacts ligneux susceptibles d’apporter des données chronologiques et techno-tracéologiques.

Plus de 250 bois ont été traités selon un protocole spécifique à l’étude des artefacts archéologiques ligneux gorgés d’eau

Collaboration : EVEHA (Lille), Christelle Lagatie (Directrice Régionale) et Jonathan Hubert (Responsable d’Opération).